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Les secrets de fabrication des produits de la Case de Cousin Paul

Créées pour Loy Krathong, une fête traditionnelle thaïlandaise, les boules colorées ont été réinventées par La Case de Cousin Paul a des fins décoratives. Des fils de polyester tissés aux guirlandes lumineuses, découvrez les secrets de fabrication du produit phare de La Case de Cousin Paul.

Quelle est l’histoire des boules lumineuses de La Case de Cousin Paul ?

Stephane : Ces petites boules ont été créées à Chiang Mai par une famille thaïlandaise entre 1985 et 1990 (selon nos investigations et au contact d’une famille semblant être à l’origine du concept). Elle s’en servait lors de Loy Krathong, la fête des lumières, qui célèbre la fin de la saison des pluies. A cette occasion, les étendues d’eau sont éclairées par des bougies posées sur des radeaux. Les petites boules étaient donc déposées sur un radeau lors de cette cérémonie traditionnelle et étaient surtout utilisées pour décorer les maisons. Atthakrit, notre partenaire thaïlandais, a été formé par le fils de cette famille. D’ailleurs, c’est ce dernier qui a eu l’idée en premier de mettre une ampoule dans la guirlande.

Il avait ouvert un petit magasin à Chiang Mai mais ne croyant pas vraiment au projet, il a décidé de le fermer quelques temps plus tard. Atthakrit quant à lui a tout de même décidé de venir à Bangkok et de vendre ces jolies boules. Quand je l’ai rencontré, j’ai tout de suite été fasciné par ce produit. J’ai décidé de le réinventer en le rendant encore plus qualitatif (fil et tissage), et d’en faire un objet décoratif en les intégrant dans une guirlande lumineuse. J’ai donc repris l’idée de départ en poussant le projet plus loin, notamment en permettant aux gens de composer la guirlande !
     

 

La première créatrice de la fameuse boule

Comment les boules sont-elles fabriquées ?

Les boules sont fabriquées à partir de fil de polyester. Contrairement aux autres matières, c’est le polyester qui offre la meilleure résistance et permet de conserver de belles couleurs éclatantes. Le fil est tissé autour d’un ballon de baudruche et assemblé grâce à une colle spéciale qui contient du latex, mais aussi une formule artisanale fabriquée par Mok. D’ailleurs, la difficulté réside dans le dosage de cette colle.

De même, les méthodes de tissage sont très particulières et il faut bien maitriser le coup de main pour former une jolie boule bien ronde et régulière.

 

Jim effectue un contrôle qualité d’une extrême exigence sur ce point. Elle a l’œil ! Les boules sont ensuite séchées dans un four entre 90°C et 100°C.

Jim en plein contrôle 😉

 

 

 

 

 

 

Pour les luminaires, le procédé est le même, le support de tissage change en fonction de la forme souhaitée. Ce tissage demande plus d’effort physique, c’est pour cette raison que ce sont les hommes qui les fabriquent.

Ici le séchage est naturel, les luminaires sont accrochés à du fil de fer puis recouvert d’une bâche, le soleil fait ensuite son travail…

Dans l’atelier, il y a beaucoup de couples qui travaillent ensemble. Les hommes gonflent les ballons et leur femme tissent les boules. C’est un véritable binôme qui s’est mis en place.


Par quelles vérifications passent les produits ?

Pour les boules et les luminaires, c’est Jim la chef d’atelier qui contrôle tous les produits. Côté guirlande électrique (fabriquée en Chine), nous sommes accompagnés d’experts qui vérifient la conformité des produits. Nous faisons établir deux rapports de test, l’un en Chine, au LCIE de Shanghai, et l’autre dans un laboratoire en France chez Pourquery à Lyon.

Avez-vous déjà eu des problèmes avec vos produits ?

J’ai connu une mésaventure il y a quelques années. Je reçois un conteneur de Chine avec des guirlandes électriques non conformes aux normes. Evidemment, la douane bloque mon conteneur car les produits ne sont pas commercialisables. J’ai payé un laboratoire pour qu’il fasse les tests et j’ai trouvé une solution dans une entreprise locale qui a rendu les guirlandes conformes. Je vous passe les détails de délais administratifs en période de fin d’année… on a eu très peur on s’est beaucoup démené… on a eu chaud !

En faisant mes investigations, j’ai pris contact avec un homme qui par une coïncidence incroyable a travaillé pour le laboratoire mandaté par la douane. Aujourd’hui, je ne travaille qu’avec le laboratoire dans lequel a exercé cet homme. Encore plus étonnant, cet homme a formé les personnes dans la nouvelle usine chinoise par laquelle je fais fabriquer mes guirlandes lumineuses. Ça fait maintenant six ans que je ne travaille qu’avec eux !

Cette mésaventure m’a permis de me former sur les normes, la sécurité des produits et de mieux connaître les acteurs du process de sécurité. Je suis aujourd’hui capable de dire en test visuel si une guirlande risque de ne pas répondre aux normes.


D’ailleurs, que faites-vous pour contrer la copie ?

On ne peut malheureusement pas faire grand-chose à mon grand regret… Ce qui me dérange c’est que nos concurrents jouent sur la confusion. Certains utilisent mes photos, d’autres mon mode d’emploi, parfois même mon logo ! Surtout, les produits ne sont pas toujours qualitatifs. J’ai déjà fait faire des tests sur certains de ces produits et les résultats sont parfois alarmants. Des boules ont même pris feu pendant les tests ! Ca peut être réellement dangereux. Je me dis que seules les bonnes idées sont copiées et que l’enjeu est de continuer d’innover et de s’amuser.

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